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Marginalité et Sociologie

vendredi 19 février 2010, par Psy désir (br)

 

Articles Proches

- Tragique Marginalité

par A. Foucher Doctorant en philosophie université Paris I

Le tragique de la marginalité. Par un tel sujet, je ne cherche pas à montrer la difficulté de la vie du marginal ; mon intention est en fait inverse : elle consiste à évoquer une certaine marginalité de la vie. Pour cela, je vais tenter d’exprimer au mieux le sentiment du tragique tel que le marginal le vit. Le thème de la marginalité est un moyen de faire comprendre (et surtout de comprendre moi-même) un certain sentiment corrélatif à l’existence, le sentiment du tragique. Cette entreprise m’apparaît aujourd’hui bien plus vaste que je ne l’avais tout d’abord pensé. Ce travail n’est que l’ébauche d’un projet plus vaste. Je me suis donc résolu de n’écrire que quelques lignes à ce propos. Je tiens donc à demander au lecteur d’excuser le manque d’argumentation des idées qui jalonnent cet article. Je propose que ces lignes soient lues comme une courte promenade. Et bien que le chemin emprunté ne soit pas des plus beaux, ni non plus des plus intéressants, j’espère que cette excursion ne manquera pas d’apporter quelque mouvement dans l’esprit du curieux.

Il y a une réalité de la marginalité. C’est ce clochard, c’est ce drogué, ce sont en général les marginaux. La marginalité s’incarne dans des êtres humains différents dans leur manière de vivre.

http://kubaba.univ-paris1.fr/2000/marginalite1/foucher.pdf

- Marginalité et exclusion

De tous temps les sociétés ont mis à l’écart tel ou tel individu ou groupes parce que, pour des raisons qui semblaient alors très justifiables, leur présence était une menace pour le corps social. Si le phénomène a toujours existé, les exclus n’ont pas toujours été les mêmes, parce que les valeurs sur lesquelles reposent les sociétés ont elles aussi évolué. Ainsi l’homosexualité masculine, non seulement tolérée mais affirmée dans le monde grec classique, a été condamnée à d’autres périodes et aujourd’hui encore dans certains Etats islamiques, elle peut valoir la peine de mort. Le sorcier est, dans les sociétés tribales, un personnage craint mais respecté alors que nos sorcières d’Europe occidentale ont, souvent, fini sur le bûcher.

On trouvera dans ce dossier diverses contributions qui visent précisemment à mettre en évidence les constantes ou au contraire les variations dans les jugements et les comportements à l’égard de certaines catégories d’individus que l’on pourrait globalement qualifier de "hors normes"

La prostitution hier et aujourd’hui : évolution des modes, des comportements et des jugements

La prostitution occasionnelle au 19es dans la classe ouvrière

L’homosexualité a-t-elle toujours été rejetée ?

Les religions discriminent-elles les homosexuels ?

La sorcellerie : histoire et regards

http://www.helmo.be/esas/mapage/euxaussi/marginal/marginal.html

- La santé publique : d’objet de critique à sujet porteur d’une critique sociale

par Massé, Raymond Département d’anthropologie, Université Laval

Nous tenterons dans le cadre de cette conférence de montrer qu’elle agit comme un acteur institutionnel porteur de valeurs de justice sociale, de protection des populations vulnérables, de tolérance face aux marginalités (ex. prostitution, utilisation de drogues injectables, homosexualité), d’engagement et de mobilisation communautaire, de solidarité envers les populations vulnérables, d’entraide (ex. groupes communautaires, réseaux d’entraide, pairs aidants), de bienfaisance ou de bien commun. On pourrait, de même, y voir le lieu d’un discours subversif contre le capitalisme sauvage (ex. compagnies pharmaceutiques, de tabac, automobile) et l’individualisme. Bref, le lieu de renforcement d’une saine réflexivité chez un citoyen invité à développer un nouveau rapport à la responsabilité.

http://www.acsalf.ca/Colloque%202008/Resumes.htm

- La sensibilité "expérientielle" dans l’engagement critique (l’expérimentation politique dans les pratiques artistiques et urbaines)

par NICOLAS-LE STRAT, Pascal Département de science politique, l’Université Montpellier 3

Leur posture critique ne se résume donc pas à une position de refus. Au contraire, ils s’approprient une situation mais pour mieux en contrecarrer la logique. On peut dire qu’ils cherchent à retourner la situation contre elle-même en la mettant en jeu dans des formes nouvelles ou en la confrontant à un contexte inhabituel.

Ils n’agissent pas dans les marges, certainement pas dans la marginalité. Ils agissent en situation, à la fois dans et contre la situation. Ils s’emparent de l’existant pour lui faire signifier quelque chose de radicalement autre.

Ces artistes et activistes urbains expérimentent les situations dans la mesure où ils doivent évaluer et ré-évaluer régulièrement l’environnement dans lequel ils agissent, rester suffisamment réceptifs aux événements qui ne manquent pas de survenir, réajuster leur action en regard des oppositions rencontrées...

http://www.acsalf.ca/Colloque%202008/Resumes.htm